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Blindness |
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| (vf. Aveuglement, L') |
| [ Fiche du film ] |
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| Voir l’espoir |
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| Par Martin Gignac |
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Rien n’empêchera le cinéaste Fernando Meirelles d’adapter des livres à l’écran. Après son grandiose «Cité de Dieu» et le beaucoup plus ordinaire «The Constant Gardener», voilà que le metteur en scène brésilien s’attaque au «Blindness» de José Saramago.
Un fléau étrange se répand, rendant les gens aveugles. Pour éradiquer ce virus, les autorités décident d’isoler les gens touchés. Dans ces lieux clos, des classes sociales se forment rapidement et il y aura toujours un être humain qui désirera prendre le pouvoir. Mais qu’en est-il de la masse qui doit absolument se plier à ces mesures qui ne s’avèrent pas toujours humaines?
Réflexion spirituelle sur la violence et le mensonge embourbés dans une société de plus en plus individualiste, «Blindness» réussit l’exploit de bien doser son message de peur, d’incompréhension et ultimement d’espoir dans une mise en scène maîtrisée qui en met rapidement plein la vue. Mieux que personne, le réalisateur sait ankyloser les sens en jouant sur le son et l’image, créant de la poésie salvatrice avant de reproduire la terreur la plus suffocante. Le tout étant au service d’excellents comédiens, connus (Julianne Moore, Mark Ruffalo, Gael Garcia Bernal) ou pas.
La réussite aurait cependant pu être plus grande. Les symboles religieux insistants, la narration souvent envahissante de Danny Glover, la charge pas toujours subtile et les 20 dernières minutes nuisent parfois à l’impact du récit, dégonflant légèrement ce beau ballon qui aurait facilement pu atteindre des sommets. Ce n’est pourtant pas suffisamment pour se priver de ce beau voyage.
Lisez la version intégrale de cette critique sur notre site partenaire Lecinéma.ca .
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