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C'est pas moi, je le jure! |
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| [ Fiche du film ] |
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| Un mélange des genres réussi |
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| Par Olivier Caron |
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Plus reconnu jusqu’à maintenant pour des films qui s’adressaient à une tranche de cinéphiles plus restreinte, le réalisateur et scénariste Philippe Falardeau fait, avec «C’est pas moi, je le jure !», le plongeon vers un cinéma plus populaire. Et les attentes créées par «Congorama», il les remplit avec brio!
Avant tout, «C’est pas moi, je le jure !», c’est un film sur l’enfance, celle d’un garçon de dix ans nommé Léon (Antoine L'Écuyer) qui donne bien des maux de tête à ses parents, Madeleine et Philippe (Suzanne Clément et Daniel Brière). Le jour où la mère de Léon décide de quitter enfants et mari pour partir reconquérir sa vie en Grèce, Léon doit sublimer sa douleur. Il le fera en vandalisant, en volant, en mentant et en tombant amoureux de son amie Léa (Catherine Faucher).
Ici, les deux romans de Bruno Hébert qui ont inspiré ce film sont adaptés très librement par Philippe Falardeau, qui a notamment éliminé certains personnages et changé la finale. Or, cette liberté créatrice est probablement ce qui fait que l’exercice d’adaptation est une belle réussite. Malgré quelques longueurs en fin de parcours, le récit coule de façon très fluide et suit avec efficacité sa ligne directrice tout en évitant soigneusement de tomber dans l’épanchement émotionnel.
Cette distance prudente avec son sujet permet aussi au cinéaste de nous plonger avec plus d’à-propos dans un monde fascinant, celui de Léon. Or, si cet univers à mi-chemin entre l’enfance et l’adolescence est si bien rendu, c’est en grande partie grâce à la composition du jeune Antoine L’Écuyer. Que l’on aime ou pas ce film, il faut bien reconnaître que le jeune interprète âgé de 11 ans endosse à la perfection le rôle de Léon, un personnage complexe qui occupe la majorité de l’espace dans ce film.
En somme, un film qui a bien quelques longueurs, mais qui exploite de façon exceptionnelle le drame et la comédie. Philippe Falardeau réussit avec «C’est pas moi, je le jure !» à créer une œuvre empreinte de profondeur, oui, mais également de bonhomie et de naïveté. Un mélange des genres qui risque de plaire au public québécois!
Lisez la version intégrale de cette critique sur notre site partenaire Lecinéma.ca .
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