Animation sans aucune prétention, « Igor » réussit son mandat de divertir les enfants de six ans sans trop ennuyer leurs parents.
Suite à la disparition soudaine de son patron, Igor (voix de John Cusack) a la possibilité d’inventer la créature de ses rêves : un être noir et tortionnaire qui lui fera remporter le concours de l’invention la plus diabolique. Malheureusement pour lui, le résultat donne Eva (Molly Shannon) qui est aussi inoffensive qu’une mouche.
Sorte de relecture pour toute la famille de l’excellent roman « Frankenstein » de Mary Shelley, « Igor » ne semble – en apparence - rien casser. Le design n’est pas particulièrement séduisant, le rythme aurait pu être plus soutenu et la finale mélodramatique souligne au gros crayon gras les enjeux majeurs.
Il ne faut pourtant pas juger trop rapidement ce deuxième long métrage de Tony Leondis («Lilo & Stich 2»). L’ambiance datée est mise au service d’une nostalgie qui se veut délectable lors de quelques scènes plus poétiques (superbe numéro de danse et de chant), alors que l’humour parfois caustique alimente les irrésistibles personnages qui bénéficient de l’apport de solides voix (Cusack, Shannon, Steve Buscemi, Jay Leno, John Cleese, …).
Sans s’inscrire parmi les meilleures animations de l’année (quelqu’un peut-il réellement dépasser le charmant «WALL-E» ?), «Igor» fait sourire intelligemment pendant 90 minutes. De quoi passer un bon moment sans trop se prendre la tête.
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