Il faut parfois attendre avant de juger trop hâtivement. Sinon «Traitor» sera rapidement classé au rayon des œuvres banales, attendues et prévisibles. Car l’histoire ne brille pas par son originalité.
Il s’agit encore une fois du traditionnel jeu de poursuites. Pendant que le chat (un agent gouvernemental campé par le toujours crédible Guy Pearce) part à la chasse, la souris (un Don Cheadle membre d’une faction terroriste) doit se sauver en prévoyant les embûches qui se retrouveront sur son chemin.
Le résultat se situe à mi-chemin entre «The Fugitive» et «The Kingdom». Un divertissement frais du jour empruntant autant à «The Departed» qu’à la trilogie des Bourne, le tout saupoudré d’une histoire digne de populaires romans d’espionnage. Rien pour écrire à sa mère.
Pourtant, ce premier film de Jeffrey Nachmanoof (le scénariste du très douteux « The Day After Tomorrow ») n’est pas aussi linéaire, grossier et invraisemblable qu’il le laisse paraître. L’ouvrage offre étonnamment beaucoup de place aux dialogues et la psychologie des personnages s’avère un peu plus développée que les récits du même genre. De quoi être surpris. Positivement.
Sans doute que les conventions sont au cœur de «Traitor». Sauf que derrière cette piste arpentée des dizaines de fois apparaît de nouveaux chemins plus trépidants et satisfaisants. Et lorsque l’excellent Don Cheadle se trouve derrière le volant, il est difficile de ne pas le suivre jusqu’au bout et ce, même si le périple n’est pas toujours très mémorable.
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