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Banquet, Le |
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| [ Fiche du film ] |
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| Réflexion pertinente mais non dénuée de clichés |
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| Par Julie Rhéaume |
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Sébastien Rose réalise «Le Banquet», un film sombre sur une jeunesse en difficulté et sur les adultes qui n’ont pas su lui venir en aide. Le scénario, dont l’action se déroule en bonne partie dans le milieu universitaire, a été écrit par le cinéaste et Hubert-Yves Rose. Il s’agit d’un long-métrage intéressant et original mais qui se ballade parfois dans des lieux communs. Admettons toutefois que «Le Banquet» fesse fort!
Est-ce que chacun peut trouver sa place au soleil dans notre société? Dans une ville où les valeurs se perdent, que transmet un père à sa fille, un professeur à ses étudiants, un leader étudiant à ses troupes? L’école est-elle toujours ce lieu où se trouvent les amis, la connaissance et l’espoir? Professeur aussi passionné que désabusé, Bertrand (Alexis Martin) est projeté dans une situation qui confronte toutes ses craintes. Jean-Marc, le recteur joué par Raymond Bouchard, n’a qu’une idée en tête : étouffer la contestation étudiante et développer toujours plus son université. Louis-Ferdinand, leader étudiant campé par Frédéric Pierre, est tiraillé entre son cœur et sa tête, les aspirations des étudiants et les siennes. Natacha (Catherine De Léan) veut refaire sa vie, mais très vite, son passé la rattrape, et sa seule bouée est de confronter son père. Gilbert, âme perdue, fréquente l’université sans vraiment savoir pourquoi. Quand il trouvera, ce sera trop tard. Benoît McGinnis interprète ce personnage inquiétant.
Pierre-Antoine Lasnier, Julie McClemens, Sharon Ibgui et Yves Jacques complètent la distribution. Paul Ahmarani y tient également un petit rôle.
«Le Banquet» propose une réflexion fort intéressante et pertinente sur le milieu universitaire. Il ne s’agit pas d’un film grand public mais bien d’une œuvre qui, sans être exemptes de défauts, intéressera les amateurs de cinéma québécois. Le scénario est original mais n’évite pas certains lieux communs.
Martin, Pierre et Bouchard accomplissent un bon boulot d’acteur. Les personnages féminins, comme Natacha, la junkie venue d’un milieu bourgeois (De Léan), sont par contre de véritables stéréotypes sur deux pattes!
Malgré tout, «Le Banquet» est un long-métrage captivant. Pour employer une formule devenue clichée, il s’agit en effet d’un film coup de poing.
Lisez la version intégrale de cette critique sur notre site partenaire Lecinéma.ca .
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